Les ancêtres, le bien le mal, le jugement et le Nutella

Pérou Bilan depuis la vallée sacrée Pisac

 

(A tous ceux qui m'inspirent )

 

Les ancêtres, le bien le mal, le jugement et le Nutella

 

 

J’ai vu !

 

 J’ai vu tant de choses en 3 mois …Tant de paysages, de merveilles et de personnes qui vivaient alentours. Voici le moment de partager ce que le Pérou m’a offert avant de le quitter.

 

 Ce pays est peuplé de mystères, des citées d’or en passant par l’Atlantide et les montagnes ou la jungle intactes qui murmurent ce que l’on veut bien entendre avec les oreilles du cœur.

 

Le voyage vous apporte ce à quoi vous ne vous attendez pas. Se permettre un recul au travers d’une certaine solitude dans l’observation des choses qui vous entourent. C’est comme de regarder le film de la vie sans être acteur, le moins possible. On pourrait parler de méditation active. C’est en sorte ce que nous faisons tous chaque jour sans pour autant y porter suffisamment de conscience pour ne pas devenir acteur.

 

Tant de beautés dans la nature et tant de malheurs et de malheureux dans les villes aussi belles soient elles ne peuvent qu’amener à la réflexion.

 

Hier soir encore un chaman qui parcourait le monde comme un prêcheur de bonnes nouvelles : «  Ne gardez pas pour vous ce que vous allez entendre disait-il, divulguez le à votre tour de par le monde !»

 

...Et je ne vous en dirai pas un mot car tous se contredisent et que là aussi l’ego a la part belle ! Pourtant, pourtant c’est ainsi que les pièces du puzzle s’assemblent. Au travers des expériences jugées drôles, bonnes, mauvaises, inutiles etc…

 

C’est un monde étrange que celui des ancêtres incas, ou du moins des vestiges de cette civilisation portée aux nues de par son mystère et sa magie pourtant entachée de sacrifices, de croyances et de pouvoirs.

 

Nous en venons à parler des croyances transmises au fil du temps, de l’importance des ancêtres et du passé. Dans un article précèdent j’avais évoqué ce passé que nous sublimons. Toute génération a entendu un « c’était mieux avant, tout fout le camp ! ». De même nous entretenons les mémoires de nos erreurs dans les musées, les places publiques, les livres d’histoire, les objets. J’en viens à penser que le passé n’est qu’un brouillon et qu’il est handicapant la majeure partie du temps. Nos actions, nos pensées se déterminent en fonction de celui-ci. Rien n’étant entaché de souffrances, il devient impossible d’avoir une action pure dans le présent. Chaque minute dépend aussi de la précédente.

 

L’idéal serait alors d’être amnésique ! En ce cas comment ne pas réitérer les mêmes erreurs ? Considérons donc avec détachement que ce brouillon de passé est un tremplin pour mieux faire. Le détachement prend alors toute son importance, car sans lui nous véhiculons la peur. La peur de l’erreur, mais aussi celle des mémoires transmises qui sont autant de croyances que le sont les religions. La religion du passé et de la peur plus forte encore que toute autre.

 

En ce sens le passé n’est ni à honorer, ni à mépriser. Le bien et le mal se confondent dans un prisme auquel nous ne comprenons pas grand-chose. Chacun s’y débattant du mieux qu’il peut comme dans un sable mouvant.

 

En jugeant le bien, le mal nous oublions à quel point le monde est parfait et combien chaque chose a sa place.

La mascarade de l’émeute du pot de Nutella à 1,40€ m’a frappée. Faut-il juger que ce soit idiot afin que cela se sache et que les acquéreurs se sentent coupables ? Ou serait-il mieux d’ignorer le phénomène afin de ne pas engendrer plus de publicité malgré soi ?

 

 

Chacun répondra à ces questions en fonction de son éducation, de ses préférences, de ses convictions toutes rattachées à nos croyances. Je me demande juste s’il ne serait pas préférable de ne pas avoir d’opinion afin que chaque chose prenne sa place. Etre vide serait-ce une identité en soi ? Qu’en serait-il si l’on pouvait être vide de convictions, de jugement et du passé ? Quel impact cela aurait il dans nos vies ?  Une feuille blanche sur laquelle il y aurait l’instant présent à écrire ... Et comment se départir à chaque instant de notre pot de Nutella en toute chose ? 

 

 

 

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Commentaires: 1
  • #1

    h-b.k (mardi, 30 janvier 2018 11:44)

    les événements mettent en place les sentiments que tu n'avais pas imaginé.
    tu reconstruis ta vie sans même le savoir.
    la nature ne laisse jamais de vide ,elle les combles tous.
    bon vent.